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Bonjour à toutes et tous,

Voici la programmation hebdomadaire de retour, après quelques vacances bien méritées.

Cette semaine au Méga CGR, dans le cadre de notre asso :

« Alien : Covenant » de Ridley Scott.

Séances VOST merc 22h15, jeu 13h45, vend 16h30, sam 11h15, dim 19h45, lun 22h15, mardi 19h45.

C’est avec une impatience non feinte, une certaine appréhension également, que l’on attendait ce nouvel opus de la saga Alien, suite de Prometheus. Pour rappel, ce dernier est une préquelle narrant les événements se déroulant avant le film original, sorti en 1979. L’on se souvient de cette image étrange du Space-Jockey, l’œil rivé à un télescope géant, l’estomac éventré, objet de spéculations les plus diverses parmi les fans et l’une des raisons pour laquelle Ridley Scott décida de revenir aux sources de l’histoire. Sorti en 2012, Prometheus divisa les fans, reprochant à Scott la création d’un gloubi-boulga métaphysique trop éloigné de l’univers anxiogène du premier volet. Prenant acte de ces critiques, Scott a la ferme intention de renouer avec l’ambiance du film original, tout en poursuivant la mutation de son univers initié par Prometheus.

En route vers une planète habitable, le Covenant subit un incident lors de son trajet provoquant le réveil d’un petit nombre de colons en hibernation. Provenant d’un astre voisin, un message à caractère humain est capté par les membres de l’équipage. Ils prennent la décision de s’y rendre……

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Egalement à l’affiche cette semaine en VOST : « Tunnel » de Kim Seong Hun.

Séances merc 11h00 et 19h45, jeudi 22h15, vend 13h45 et 19h45, sam 11h00 et 16h30, dim 13h45 et 19h45, lun 16h30 et 22h15, mardi 19h45 et 16h30.

Alors qu’il rentre retrouver sa famille, un homme est accidentellement enseveli sous un tunnel, au volant de sa voiture. Pendant qu’une opération de sauvetage d’envergure nationale se met en place pour l’en sortir, scrutée et commentée par les médias, les politiques et les citoyens, l’homme joue sa survie avec les maigres moyens à sa disposition. Combien de temps tiendra-t-il ?

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La vitalité du cinéma coréen ne semble pas prête de s’éteindre de sitôt. Alors que les plus « anciens » ont clairement établi leur notoriété et leur talent, des petits nouveaux éclosent régulièrement, alimentant une machine qui continue d’épater depuis un bon bout de temps maintenant, par la qualité et la diversité de ce qu’elle propose. Kim Seong-hun est de ces nouveaux avec lesquels il va falloir désormais compter. Il y a deux ans, le cinéaste faisait une percée à domicile et à l’international, avec le trépidant Hard Day, thriller effréné teinté d’humour noir. Aujourd’hui, il revient avec Tunnel, un thriller catastrophe suivant le calvaire d’un vendeur de voiture de chez Kia Motors, coincé dans un long tunnel récemment ouvert, mais qui vient de s’effondrer sur sa bagnole alors qu’il l’empruntait pour rentrer chez lui et fêter l’anniversaire de sa fille. Dedans, il est seul et livré à lui-même, dehors, les secours s’organisent et la presse envahit l’espace.

Ce qu’il y a bien avec les sud-coréens, c’est qu’ils ont cette capacité à emballer des blockbusters aussi simples et basiques que leurs voisins hollywoodiens, mais une efficacité couplée à une solidité qui fait toute la différence. Tunnel en est l’exemple parfait. Sur le fond, le film de Kim Seong-hun n’a rien de fondamentalement original, pas plus qu’il ne peut revendiquer une écriture brillante ou une mise en scène virtuose, ni même se vanter de réussir un petit coup de génie sur la foi d’un simple pitch en huis-clos (à l’inverse d’un Burried par exemple). Mais c’est probablement dans sa simplicité justement, que Tunnel puise de quoi articuler sa mécanique bien huilée. Tendu et distrayant, il ne s’impose rien d’autre à lui-même, que de faire le job avec savoir-faire et maîtrise. Et ça marche. Malgré quelques longueurs et un dernier acte narrativement plus brouillon, Tunnel est un sympathique pop corn movie typique du cinéma coréen, typique surtout de sa recherche du spectacle sans fioritures. A ce titre, Kim Seong-hun nous épargne l’éternel passage obligé du héros cynique qui va se transformer humainement au contact de l’épreuve (ressort dramatique qu’adore le cinéma yankee au point de l’avoir usé) pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir le récit ancré dans le survival catastrophe, d’un homme pris au piège d’un effondrement et qui devoir survivre en attendant les secours.

Seul petit rajout périphérique à l’histoire et remarquablement imbriqué, une critique acide du monde politique et du cynisme des médias (façon Le Gouffre aux Chimères de Billy Wilder), premiers spectateurs-profiteurs du malheur d’autrui, et une seconde du système capitaliste pour qui une vie humaine a moins de valeur que des millions engloutis pour la sauver. Mais jamais Tunnel ne bascule dans l’œuvre socialisante ou engagée, se contentant de poser son idée avec une petite ironie délectable. A défaut d’être un must digne des meilleures « coréen-neries » que le pays du Matin Calme nous balance à fréquence régulière, Tunnel est au moins une péloche bien emballée et divertissante, et c’est déjà pas mal !

Bonnes séances et bonne semaine.

Les Diaboliques